1903
– 2003
100
ans de patrimoine et de savoir-faire
au
Moulin de la Fleuristerie
Une entreprise unique en France
Les courroies glissentmes New Roman" size="3">Les courroies glissent entre elles, le cliquetis d’une poulie rythme le temps, l’odeur du bois ancien vous saisi de souvenirs, les couleurs et paillettes des fruits et pistils artificiels contrastent sur les chaînes de production en bois patiné, vous êtes au milieu des ateliers de la société ARTamin’.
Lequel
des créateurs de Paris, Milan, New York ou Tokyo, de la Haute Couture,
de la Chapellerie ou des accessoires de mariées a pu imaginer que
l’eau, une roue à aubes et un savoir-faire ancestral étaient à la
source de leur art ?
Et
pourtant, il y a 100 ans, l’industrie de la fleur artificielle
s’installait au moulin du petit village d’Orges en Haute Marne, pour
devenir le Moulin de la Fleuristerie, lieu de production de la société
ARTamin’.
Pistils,
étamines, cœur de fleurs, tiges, perles, fruits sont fabriqués,
toujours de façon traditionnelle, avec des machines qui datent de la
fin du 19ième siècle, entraînées par une roue à aubes et
éclairé par une production d’électricité à 110 volts.
Les premières traces écrites du moulin sont trouvées dans la charte d'affranchissement de la fille du Seigneur de Châteauvillain en 1321. Le moulin va être au fil des siècles, le théâtre du développement économique du village. En 1545, le seigneur de Châteauvillain autorise la construction d'un foulon à draps et d'une huilerie. En 1806, l'activité de meunerie sera complétée par la construction de forges.
Patrimoine
Sidérurgique, la Haute Marne est au cours du XIX e siècle l'un des
premiers départements sidérurgiques de France. Le Moulin utilise la
force hydraulique d'une deuxième roue à aubes pour entraîner les
soufflets des forges jusqu’en 1872. Suite au début de
l’industrialisation l'activité de meunerie s'éteindra en 1898.
Depuis
la fin du 19ième siècle, les établissements Briançon,
installés à Levallois-Perret, utilisent une machine à vapeur pour
entraîner les équipements de la production. Les établissements Briançon
sont déjà à l’époque spécialisés dans la fabrication de pièces
détachées de fleurs (pistils, fruits, tiges,…) mais fournissent également
les outils pour feuillagistes, emportes pièces et gaufroirs destinés
à la fabrication de feuilles et de pétales. Le charbon devenant de
plus en plus cher, les coûts de production augmentent. A la recherche
depuis quelques temps d’une énergie moins chère, Monsieur Briançon
découvre sur le journal officiel l’annonce de la mise en vente du
Moulin d’Orges situé en Haute Marne. Après les différentes démarches
d’acquisition, il est décidé de délocaliser la production de
Levallois-Perret en Haute-Marne.
Seulement
quelques
ouvrières suivront les machines à la campagne, et le
recrutement se fera sur place, parmi les jeunes filles des villages
alentours du Moulin.
Rapidement, plus de 40 ouvrières travailleront sur le site
permettant ainsi de fournir les fabricants de fleurs de créations
parisiens et étrangers.
Depuis 1903, la roue à aubes du Moulin qui mesure 5 m 20 de diamètre et développe près de 15 chevaux, fournit l ‘énergie pour la production des métiers à guiper, des machines à étamines ou de l’entraînement des chaînes. Comme au début du 20ième siècle, les matières premières, toujours secrètes, sont restées traditionnelles. Aucune matière plastique n’est utilisée, seules des matières naturelles entrent dans les fabrications, à l’exception des pigments de nacre, dorures ou paillettes, matières synthétiques par obligation. Chez ARTamin’, la technique de base est la technique de la tige. En effet, les plus de 2500 références du catalogue de la société sont fabriquées sur une tige de fil de fer recouvert de coton ou bien une tige fabriquée à partir de coton apprêté. Chaque tige est trempée dans une pâte pour faire naître la tête du pistil ou de l’étamine. Plus d’une vingtaine de manipulations sont nécessaires pour faire évoluer formes, couleurs et matières. Lors de la fabrication des fruits, des formes en papier mâché sont utilisés afin de réaliser ces articles de diamètre important.
Du
marché de volume de la fabrication de fleurs artificielles au début du
20ième siècle, les produits de la société ARTamin’
sont aujourd’hui au service de la création de haute couture et
de décoration. ARTamin’ propose plus de 2300 références de pistils,
pétales, feuilles et fruits. Parce que ARTamin' est devenu le dernier
fabricant français d’accessoires de fabrication de fleurs et grâce
à l’étendue de ses gammes est devenu paradoxalement, leader européen
de la fourniture d’accessoires pour la fabrication de fleurs. Les créateurs
des grandes maisons de haute couture ne s’y sont pas trompés, puisque
Artamin’ travaille avec les grands de la mode en France et à l’étranger.
Les forces de l’entreprise sont de pouvoir proposer l’ensemble des
produits nécessaires à la fabrication de fleurs de création, le développement
de produits sur mesure, et livrés dans des délais limités en petites
et grandes séries.
Paradoxe de
ce début millénaire, les produits fabriqués de façon artisanale grâce
à la roue à aubes du Moulin de la Fleuristerie, sont distribués à
travers le monde grâce aux nouvelles technologies de l’information.
Comme tout métier ancien, les fabrications de la société ARTamin’
sont destinées à un marché restreint de connaisseurs maîtrisant et développant
l’art de leur savoir-faire. L’outil internet permet, à travers les
frontières, de présenter aujourd’hui plus de 800 références avec
possibilité de commande en ligne. La mise à jour rapide du catalogue
en ligne avec les nouvelles références permet aux créateurs de
pouvoir travailler sur les collections avec plus d’aisance.
Le référencement de chaque emporte-pièce et gaufroir est également prévu en 2003 afin de pouvoir proposer le service de découpe et gaufrage aux créateurs.
La solidarité autour de la sauvegarde de la roue à aubes de l’entreprise
A l’occasion du centenaire des ateliers du Moulin de la Fleuristerie, un livre a été réalisé par le photographe Etienne Gamelon et l’écrivain Jean Claude Richert-Schaub. Cet ouvrage se veut être un témoignage photographique du lieu, hommage à nos ancêtres, créateurs de bon goût, grammairiens de la mécanique simple, de la poulie et de la courroie. Ce livre, dont les bénéfices sont entièrement reversés au profit de la rénovation de la roue à aubes, est disponible au Moulin de la Fleuristerie.
Afin
d’aider au financement des rénovations, vous pouvez collecter les
cartouches d’imprimantes laser et jet d’encre usagées. Ces
cartouches sont recyclées par des entreprises spécialisées qui achètent
les cartouches vides. Vous préservez l’environnement des pollutions
liées aux encres et l’argent collecté sert à rénover la roue à
aubes.
Dès
que vous disposez de près d’une vingtaine de cartouches de toutes
sortes, prenez contact au 0325326517 pour faire enlever le colis.
Les
élèves de BTS Systèmes Constructif Bois et Habitat 1ère
année du Lycée Charles de Gaulle de Chaumont ont entrepris depuis
octobre 2002 le démontage, puis la rénovation de la roue dans les
ateliers du Lycée. Le remontage est prévu en février 2003. Colossal
chantier puisque la roue mesure 5 m 20 de diamètres, avec plus de 4
tonnes de bois de chêne coupé sur quart pour sélectionner les
meilleures parties de l’arbre, présente une largeur de 1 mêtre 20
avec un axe de 4 mêtres 80 pesant près de 2 tonnes.
Les
élèves des classes de paysagisme du Lycée Horticole de Fayl Billot
mettent toute leur compétence et énergie pour honorer le moulin en
2003 en aménageant et fleurissant le site de plantes et fleurs
produitent au lycée.
Les
élèves de BTS Communication visuelle du Lycée Charles de Gaulle de
Chaumont réalisent l’affiche du centenaire.
Les
élèves de BAC Arts appliqués du Lycée Charles de Gaulle de Chaumont
mettent en scène la salle d’exposition du Moulin.
Les
entreprises locales se mobilisent également avec les sociétés PERRIN
des Loges ( pour la fourniture et le sciage du bois de chêne haut
marnais) SOTECMO de Chevillon ( pour la recharge de l'axe) FERRY
CAPITAIN ( pour l’usinage de
l’axe en fonte), SNOM de Chaumont ( pour l’usinage des crémaillères
du vannage)
Les associations du village et la commune se sont rassemblées pour rendre possible le spectacle son et lumière qui aura lieu les 14 – 15 et 16 aout 2003 en collaboration avec l’association des Amis de Buxières.
10
& 11 mai 2003 CREAfleurs Les savoir-faire de la fabrication de
fleurs
Depuis 1998, la manifestation Créafleurs se veut être le point de rencontre des passionnés de la fabrication de fleurs artificielles. Au-delà de ce lieu d’échanges entre passionnés, le week-end est consacré à la présentation au grand public des savoir-faire et réalisation de fleurs en soie, en nacre, en perles, en papier, en sucre, en dragées.
En
2003, pour les 100 ans des ateliers du Moulin de la Fleuristerie, les
savoir-faire de la fabrication de fleurs sont mis à l’honneur par la
création de la première exposition permanente d’œuvres de la
fabrication de fleurs de création. Pour pouvoir présenter un large
spectre de la création et constituer la première base européenne des
savoir-faire de la fabrication de fleurs, la société ARTamin’ lance
un appel à tous les créateurs. Cette exposition doit rassembler
techniques et créations dans un esprit de transmission du savoir-faire
dans les domaines les plus variés de la mode, de la chapellerie, des
accessoires de mariées,… Pour tous renseignements vous adresser
directement à ARTamin’.
14-15 juin 2003
– Journées nationales des moulins - Inauguration de la nouvelle roue
à aubes
Autour
du Moulin de la Fleuristerie, les deux journées de la manifestation fêtent
les savoir-faire ancestraux avec présentation de métiers d’art et de
vieux métiers. Lors de la journée du samedi 14 juin, la nouvelle roue à
aubes est inaugurée. Plusieurs espaces d’animation :
Vieux
métiers et métiers d’art
La
molinologie (science des moulins)
1903
– la vie économique de nos villages
Formation,
patrimoine, élèves et enseignements l’implication des élèves
-
le lycée Charles de Gaulle avec les élèves de la classe BTS bois
pour la rénovation de la roue à aubes
-
les élèves de la classe de BTS Art graphique pour la conception réalisation
de l’affiche de cette manifestation
-
les élèves de la classe Art appliqué pour la mise en scène de
la salle d’exposition du moulin,
- le lycée horticole de Failly Billot avec les élèves de classe paysagiste pour la création du fleurissement du site du moulin de la fleuristerie.
14-15-16
août 2003 – Son & Lumière du moulin de la Fleuristerie
Puisant
ses racines dès 1321, le moulin d’Orges témoigne à travers les siècles.
Ce spectacle réalisé par l’association des Amis de Buxières, l’association du village et des amis du Moulin de la Fleuristerie met en scène l’histoire locale en faisant revivre la mémoire du moulin.
20
– 21 septembre 2003 – Journées européennes du patrimoine
Hommage
au patrimoine historique et industriel du Moulin de la Fleuristerie –
Visites guidées des ateliers du Moulin.
13
– 17 Octobre 2003 – La semaine des Sciences
Visites
guidées
Pendant près d’une heure, la visite des ateliers vous transporte dans les débuts de l’industrialisation. Cette entreprise devenue unique en France vous fait découvrir l’ingéniosité de nos ancêtres à maîtriser l’énergie hydraulique avec la roue à aubes et la turbine du Moulin, pour fabriquer pistils, pétales, feuilles et fruits artificiels destinés aux grands noms de la Haute Couture et de la décoration. Lieu d’inspiration pour les dames, de technologie pour les messieurs et de pédagogie pour les enfants, les ateliers du Moulin de la Fleuristerie font partie des plus beaux sites mémoires des débuts de l’industrialisation en Europe et à travers le monde. Depuis son ouverture en 1997, près de 35000 visiteurs sont déjà venus visiter le site.
Individuels: visite
guidée à 14h30 – 15h30 – 16h30:
Groupes (+
de 15 personnes):